
Voici le temps d’aller en forêt.
Seul.
Et de marcher tranquillement.
Bientôt, avec les souvenirs, viennent les pensées.
La mort est là. Certes.
Et le silence.
L’immense silence des morts rejoint celui de Dieu.
Et, seuls, ces chemins, déserts et humides
en parlent avec douceur.
L’automne n’est pas triste.
Il exprime l’essentiel.
A un détour, toi aussi, tu disparaîtras
dans le fouillis des branches,
tendues, comme impuissantes, vers le Ciel…
Mais tu marches, tu avances, tranquillement
(seuls les enfants ont peur dans la forêt)
Et tu sais. Et tu sens
le long des chemins silencieux
que la vie est là
noire, peut-être, lourde, peut-être
comme cette terre saturée d’eau.
Endormie, peut-être,
mais certaine.
Il l’a promis.
+ M. Dubost
Évêque d’Évry - Corbeil-Essonnes
le 21 octobre 2008
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