
Chaque année, dix millions d’enfants meurent de maladie.
Il est vrai que la France n’est pas le pays le plus touché.
Il est vrai qu’il y a cinquante ans, alors que la population mondiale était moins nombreuse, on comptait vingt millions d’enfants mourant chaque année.
La pneumonie fait mourir deux millions d’enfants.
Les maladies diarrhéiques font mourir deux millions d’enfants.
Quatre millions de nouveaux-nés meurent à moins de 26 jours.
Telle est la situation.
Telle est la situation qu’examine, à la mi-novembre, une conférence internationale à Rome.
Depuis toujours, l’homme se révolte contre la mort.
Mais fut un temps où celle d’une proportion d’enfants apparaissait comme inéluctable.
Le monde moderne nous fait dire non. Il faut éradiquer la mortalité infantile.
Et sans doute, pour cela, faut-il examiner nos styles de vie, notre alimentation, nos législations. Et sans doute faut-il connaître davantage les maladies infantiles et développer la prévention.
Mais qui ne le sait ? Qui ne le sent ? Ce sont les pauvres les plus touchés.
Les enfants qui meurent disent quelque chose de l’injustice du monde.
Ils appellent à la prière… si la prière n’est pas un refuge pour éviter de penser, mais un désir d’entrer dans l’activité de ce Dieu qui aime la vie et donne son Fils pour sauver l’homme.
+ M. Dubost
Evêque d’Evry-Corbeil-Essonnes
le 23 octobre 2008
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