Lorsque l’enfant paraît, personne ne connaît son avenir.
Certains (certaines) peuvent déchiffrer les ressemblances ;
il est possible, suivant les circonstances et les milieux,
d’évaluer les chances qu’il aura pour démarrer dans la vie.
Mais ce qu’il est, ce qu’il sera, demeure inconnu.
Il est là. Et c’est « géant », comme disent les journalistes.
Noël nous place devant ce mystère
d’un Dieu qui a accepté le chemin de l’Inconnu.
Jésus est Parole de Dieu. Mais il reste silencieux.
Il sourit, il mange, il dort, il pleure, c’est selon.
Il est. Et appelle à accepter l’Inconnu.
L’homme (et la femme) modernes aiment savoir,
aiment déchiffrer, comprendre, prévoir.
Et c’est beau… Et c’est bien.
Mais voici que Noël vient lui murmurer :
le secret du monde, c’est aussi savoir s’arrêter,
savoir aimer l’Inconnu qui est présent.
L’accepter. L’aimer.
Changer sa vie pour lui donner place.
Joyeux Noël !
+ M. Dubost
Evêque d’Evry-Corbeil-Essonne
Le 20 décembre 2010